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La mariée qui "sprinte".

27 septembre 2014

Sylvia Tessier
Auteur(e)

Sylvia Tessier

Maman débordée et parfois dépassée qui partagera ses anecdotes cocasses, ses idées, ses crises de folies sur les joies d'être une maman glam & amoureuse.

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La mariée qui "sprinte".

ENFIN! FINITO. TERMINADOS. Chu mariée, pis on en parle plus!

Pas que mon mariage fut pénible, loin de là. Disons plutôt qu'il fut rapide. Pas mal trop pour les 365 jours de préparation requise. Ces mêmes 365 jours qui en deviennent 156 de magasinage compulsif, 110 de zieutage désespérant sur le web, 4 d'essayages de toute sorte, 38 de paranoïa incontrôlable, 2 de fébrilité, 45 de remises en question multiples & de changements soudains & 10 de joie non-contenu. Grosso-modo là.

Ce qui est drôle, c'est que mon homme m'avait fait sa demande il y a déjà 3 ans & que faute de temps, de bébé en route & d'imprévus, le projet était catapulté aux oubliettes chaque année. J'aurais dû réaliser la grandeur de la chose dès ce moment & commencer à m'enligner sur un style, des couleurs, des détails quoi. Parce qu'il y en a en "sivoupla" des maudits détails.

Le début de cette aventure a lieu en janvier avec la mission impossible de trouver une robe. Qui me donne plus de seins, moins de fesses. Qui est chic, mais pas trop conventionnelle plate. Qui coûte pas les yeux de la tête idéalement. Qui me plaît & à moi & à mes deux invitées intraitables en matière de bon goût. Mom & la soeur. Faut dire que nous revenions fraîchement de Cuba pour nos moins frais 30 ans, gracieuseté de nos parents. L'atmosphère était là, le bronzage aussi. Perfecto, on y va.

Somme toute, ça se passe bien. On sélectionne 6 robes, dont mon coup de coeur spotté sur le site web. Je commence par lui d'ailleurs. Le BONHEUR. Quand tout fit à la bonne place, que le reflet du miroir est le même que dans mes rêves les pluuuusss fous. Je suis déjà vendue. On vient de commencer. Je continue l'essayage, pour la forme. Elles me vont toutes bien & je ressens une grosse satisfaction grasse. Pied de nez à mon léger surplus de poids, cadeau de mes 2 grossesses rapprochées. Si tout peut aller aussi bien, je me lance en planification d'événements. Pis tsé, j'le pensais vraiment!

La robe étant cochée sur ma wedding list, je devais m'attaquer à la salle. Le lieu. Le paradis de l'engagement presque. Cérémonie & réception dans un endroit charmant, rustique & chic c'est possible? Là était ma mission. En hiver surtout. Mouais. Les sites enneigés, quoique très magiques, ne rendent pas complètement justice à la vision bucolique souhaité. Visite, après visite, après maux de tête, j'ai trouvé. Une p'tite auberge sur la rive-sud. Dépaysant de perfection. Mon futur mari travaillant à l'extérieur, les décisions se prenaient plutôt seule avec moi-même. Et mes doutes, il va sans dire. Pis je suis Balance. La spécialiste de l'incertitude. Laissez-moi vous dire que ça "balancé" pas mal entre mes deux oreilles durant ces quelques mois de préparation du mariage.

Les deux éléments principaux derrière moi, je me sentais d'attaque à me lancer dans la décoration. Vu que l'endroit prenait en charge un savoureux repas gastronomique, ainsi que l'organisation du chapiteau. Une bonne affaire. J'ai quand même choisi les aliments, les emplacements, alouettes, mais ça rien eu à voir avec celles qui se démènent pour un traiteur pas fiable ou des problèmes de structures. Bref.

Ma liste s'allongeait dangereusement. Elle qui devait faire le contraire. Elle s'est retrouvée à maintes reprises dans le bac de recyclage. Petite victoire personnelle j'imagine. Chaque fois que je rayais une des choses inscrites, j'en rajoutais une autre. J'étais à un doigt de paniquer. Ahhh non. J'ai paniqué. Le plus ardu à travers toutes ces inspirations Pinterest & les aléas de l'amour, c'est qu'on se met beaucoup de pression inutile. Pleins de petites attentions pour les invités (qui ne le remarquent pas ou qu'on oublient carrément d'installer). Des délais inimaginables à respecter. De la finition... à n'en plus finir justement. On devient sadiques. Et bridezilla. Outch.

Ma thématique automnale rustique chic dans le ciboulot, la recherche d'idées flamboyantes & d'achats compulsifs allaient bon train. Vient à leurs tours, les musiciens, le DJ, le gâteau, les cadeaux d'invités, marques-places, centres de tables, planning de jeux, cérémonie, photographe & cie. Vous comprenez pourquoi ça ne finis jamais cette histoire-là?

Deux semaines avant le jour M, j'ai un peu arrêté de respirer. Je me réveillais stressée, le coeur en accéléré. Je ne comprenais pas que ma fébrilité se transforme en anxiété. Je voulais tout arrêter, j'avais affreusement peur. Pas de me marier. Non. Je suis avec mon amoureux depuis bientôt 13 ans. On a fait la guerre nous deux. On a surmonté plus d'épreuves que les participants de Fort Boyard durant toute une saison. No kidding. Avec les enfants, le quotidien & tout le reste, la lune de miel ne s'est jamais terminée. Avec le recul, j'ai toujours pas trouvé ce qui me rendait dans cet état, mais bon.

Chaque jour, l'excitation se pointait le museau & chaque jour, je comprenais un peu plus l'ampleur de l'événement. On bouclait la boucle.
Si jeune & toujours si amoureuse. De mon homme. De notre vie à deux; à quatre. De notre parcours atypique. De tout ça là. On se choisit encore aujourd'hui, alors que tout tend à encourager les fréquentations douteuses, les "one night stands" & la facilité du divorce. On se choisit encore en 2014. C'est ça le point.

J'ai descendu l'allée vers l'autel en sprintant. D'émotions. De nervosité certes. Le bouquet tremblotant, j'ai marché vers ma moitié, les yeux embués. Je le referais demain matin assurément.
En marchant très très lentement cette fois.

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