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L’intimidation silencieuse…

25 août 2016

Marilyne Larocque, maman à temps plein
Auteur(e)

Marilyne Larocque, maman à temps plein

Je suis une maman à temps plein. J'ai la chance d'avoir cinq merveilleux enfants! Je vous offrirai des articles que j'écrirai avec tout l'amour d'une maman, peut-être parfois découragée, fatiguée, mais toujours convaincue d'être à la bonne place, auprès de mes petits!

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L’intimidation silencieuse…

Bien que le soleil et les chaleurs accablantes soient toujours au rendez-vous, la rentrée scolaire est à nos portes! D’ici quelques jours, nous joyeux moussaillons quitteront la maison afin d’amorcer une nouvelle année sur les bancs des écoles québécoises!

Depuis quelques années, le sujet « in » dans nos écoles est, bien sûr, l’intimidation. Nous pointons du doigt les enfants qui disent des atrocités à leurs victimes. Mais qu’en est-il de l’intimidation silencieuse? Des mots, on le sait tous, ça blesse et, souvent, ça laisse des marques pour très longtemps. Mais quand on est un élève qui passe inaperçu, que personne ne voit, à qui on ne porte aucune attention, peut-on considérer cela comme une certaine forme d’intimidation?

Je vous explique. Je suis la maman d’une belle jeune fille qui entamera sa dernière année de primaire. Depuis quelques semaines, j’ai vu son comportement changer. Elle est anxieuse, a des sautes d’humeur et me parle même de quitter les bancs d’école… Je ne comprends plus rien, elle qui a toujours eu de bons résultats scolaires jusqu’à sa cinquième année s’est mise à accumuler les échecs, a perdu sa motivation, il y a même une petite étincelle en elle qui s’est éteinte.

Tout d’un coup, ça me frappe! Combien de fois m’a-t-elle raconté être allée s’asseoir aux côtés de ses camarades de classe pour le diner et que tous et chacun ont décidés de changer de table au même moment. J’ai vu ma belle princesse passer des week-end a attendre près du téléphone, espérant une invitation par une amie. Elle m’a déjà raconté passé ses périodes de récréation à attendre sur le lieu de la file des rangs, près de la porte d’entrée, puisqu’elle n’avait personne avec qui jouer.

Il n’y a ni cris, ni pleurs pour alerter les intervenants qui cotaient mon petit trésor. Tout cela se passe sans mots haineux, sans violence. Malgré tout, cette forme d’intimidation, que je qualifie de silencieuse, a fait des ravages sur le cœur de mon enfant. Elle a perdu confiance envers le genre humain, puisque personne ne lui porte attention lorsqu’elle envoie des signaux d’alarme. Tous et chacun ont de « vrais » problèmes à régler.

Donc, en tant que maman, je me pose des questions. Faut-il attendre qu’il y ait des coups avant de réagir? Un peu comme lorsqu’un adulte porte plainte parce qu’il a reçu des menaces, mais que la loi ne peut rien pour lui tant qu’il n’y a pas de sang?

Vivre avec le rejet de ses semblables est un sentiment qu’aucun enfant ne devrait connaître. J’ose croire qu’en parlant de cette forme d’intimidation que vit mon enfant, des mesures seront  prises afin de conscientiser les intervenants et les enfants de nos écoles, qui construisent les adultes de plus tard, qu’il ne faut pas attendre un drame avant de se décider à agir!

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