Pour les parents qui en veulent plus
Chicoutimi Chrysler

Merci à Chicoutimi Chrysler de nous permettre d'effectuer nos tournées de presse à bord de voitures familiales sécuritaires

Concours

Concours

Familles d’Aujourd’hui, en collaboration avec ses partenaires, vous promet des concours qui vous emballeront! Des voyages au soleil dans une destination famille, des régimes d'épargne-études, des séjours dans des camps de vacances, des livres, des jeux et encore plus… Bien des surprises vous attendent.

De Concours >

N’en demandez pas trop à votre mémoire!

22 septembre 2015

Succès Scolaire
Auteur(e)

Succès Scolaire

Succès Scolaire est une entreprise québécoise vouée à la réussite académique des élèves des niveaux primaire, secondaire et collégial.

En savoir plus
N’en demandez pas trop à votre mémoire!

On fait souvent subir à notre mémoire quelque chose qui est peu productif pour l’apprentissage, sans s’en rendre compte. On la « bourre » d’informations quelques heures avant un examen par exemple. Mieux comprendre notre mémoire nous permet de savoir comment en faire une meilleure utilisation. Et respecter sa mémoire, c’est payant.

Apprendre…mais encore?

La mémoire humaine est plus compliquée qu’il n’y paraît. En fait il n’y a pas une mémoire, mais des mémoires. Et pour savoir comment elles interagissent, il faut d’abord comprendre un tout petit mieux comment fonctionne le cerveau humain. À la manière d’un ordinateur, notre cerveau recueille de l’information du monde extérieur, « encode des données » (les savoirs qu’un élève tente d’acquérir) et les « stocke ». C’est ce que nous dit le cognitivisme, un courant des sciences de l’éducation qui, depuis les trente dernières années, révolutionne notre compréhension de notre façon d’apprendre. Ce qui nous intéresse ici, c’est de savoir, comment, justement, ne pas aller contre les limites physiologiques de notre mémoire. Pour ce faire, il faut établir la distinction entre la mémoire à court et à long terme.

La mémoire à long terme

 La mémoire à long terme est un réservoir illimité de savoirs qui peuvent y être stockés[1]. Elle est située dans une partie du cerveau différente de celle de la mémoire à court terme. Une modification de la mémoire à long terme implique un changement anatomique. Cela revient à dire que les informations qui s’encodent dans notre mémoire à long terme, nos souvenirs par exemple, sont physiquement mesurables, elles transforment l’apparence de notre tête (de façon minime)! Et elles ne bougent plus. C’est pour cette raison qu’une fois que l’on a mémorisé quelque chose comme la capitale du Canada, ou des États-Unis, nous le savons pour de bon. Mais avant que ces savoirs deviennent immuables, ils doivent traverser la mémoire à court terme, qui elle, est à manipuler avec précaution.

La mémoire à court terme

En effet, la mémoire à court terme a ses caprices, dont il faut absolument tenir compte. Sinon, on ne fait qu’entretenir l’illusion qu’on va retenir ce que l’on apprend. Il faut tenir compte de deux paramètres, donc, pour respecter notre mémoire à court terme. D’abord, nous ne pouvons retenir l’information que durant un certain nombre de temps. Passé ce laps de temps, on l’oublie…ou on réussit à la stocker dans la mémoire à long terme (par un procédé complexe, que les professeurs de vos enfants respectent, rassurez-vous). Ensuite, l’être humain ne peut retenir qu’une certaine quantité d’information à la fois. Les spécialistes nous indiquent qu’on peut retenir l’équivalent de sept « unités d’information » simultanément. On peut penser à un numéro de téléphone de 7 chiffres par exemple…Il faut éviter à tout prix, donc, de surcharger notre mémoire de travail en la noyant d’informations. Ce n’est qu’après des efforts soutenus, mais mesurés que l’on réussit à apprendre comme il faut la matière à l’examen de demain, ou le contenu de l’allocution dans une semaine qui nous stresse.

 

[1] Gauthier, Clermont et Maurice Tardif. 2005. La Pédagogie, Théories et pratiques de l’Antiquité à nos jours, Montréal : Gaëtan Morin éditeur.

Commentaires par Disqus